Partager l'article ! En rapport avec rien: Ce soir j’ai rendez vous avec nulle part. *** Il y a près d’un an et demi que mes mains ont d&eacu ...
Mon Chemin
On ne meurt pas d'une
Overdose de rêves...
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Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi;
Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi;
Si l'attente, pour toi, ne cause trop grand-peine:
Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens,
Ou si, étant haï, tu ignores la haine,
Sans avoir l'air trop bon, ni parler trop sagement;
Si tu rêves, - sans faire des rêves ton pilastre;
Si tu penses, - sans faire de penser toute leçon;
Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre,
Et traiter ces trompeurs de la même façon;
Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
Tordues par les coquins pour mieux duper les sots,
Ou voir tout ce qui fut ton but brisé en miettes,
Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux;
Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes
Et le risquer à pile ou face, - en un seul coup -
Et perdre - et repartir comme à tes débuts mêmes,
Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout;
Si tu forces ton coeur, tes nerfs, et ton jarret
A servir à tes fins malgré leur abandon,
Et que tu tiennes bon quand tout vient à l'arrêt,
Hormis la Volonté qui ordonne : Tiens bon !
Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre,
Ou frayes avec les rois sans te croire un héros;
Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre;
Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop;
Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
De soixante secondes de chemins accomplis,
A toi sera la Terre et son bien délectable,
Et, - bien mieux - tu seras un Homme, mon fils.
R. Kipling.
Ce soir j’ai rendez vous avec nulle part.
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Il y a près d’un an et demi que mes mains ont décidé de lâcher sur le clavier de manière presque frénétique des émotions surgies de partout. Notre humble enveloppe corporelle ne serait-elle pas qu’un simple mécanisme au service de ces émotions, nous guidant vers nulle part ? Trop pessimiste. En fait, je ne me le demande plus vraiment. Elles me ballottent de part en part, de visage en paysage, de nuits désertes en ruelles obstruées part trop de carcasses. Le sentiment d’étouffer en quelques instants est balayé par une chaleureuse vague de tendresse. Des coups de klaxonne annihilent les chants lointains des oiseaux. La voiture rouge du représentant s’arrête devant la maison de Madame D. Madame D., elle pourrait sûrement éclairer l’ensemble du quartier de son magnifique talent d’oratrice ratée. Peut être que je j’aurai aimée être Madame D. pour ne pas regretter d’avoir cette voix si peu douée pour le chant. Chanter n’est pas indispensable.
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Quand on pense au reste du monde, à la palpitation des cœurs, aux envies des soumis, à l’absence de désir des enivrés de la liberté. Sommes-nous (serons nous) un jour aussi attentifs que nous voudrions l’être ?
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Je me rends compte que ce rendez-vous avec nulle part vient s’achever ici, sur une page virtuelle laiteuse, comme une fidélité qui t’est acquise, oh Toi, réceptacle assidu de mes pulsions d’écrivain imaginaire. Et dire que tout cela ne tient qu’en quelques mots jetés ici. Je ne sais pas, j’aurai pu les écrire ailleurs ou nulle part…
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Y a pas à faire : l’écriture dénoue des supplices de la conscience. Madame D. est peut être étrangère à cet aspect là de notre emballage humain. Parfois, c’est comme si nous étions prêts à consommer ou à l’être. Le tout est de se demander qui sera consommé, qui consommera ? Qui usera qui ? Qui profitera de qui ? Et surtout, ne pas oublier de se poser ces questions existentielles en se laissant bercer par un Ave Maria, histoire de ne pas trop écorcher la conscience de ceux qui se révoltent contre la réalité d’une partie de nous, nous : êtres « humains ».
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C’est étrange comme nulle part est si proche…tellement éloigné pourtant.
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