Overdose....

 On ne meurt pas d'une  

  Overdose de rêves...

               

 

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Et le temps....

Décembre 2009
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Universel

Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi;
Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi;
Si l'attente, pour toi, ne cause trop grand-peine:
Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens,
Ou si, étant haï, tu ignores la haine,
Sans avoir l'air trop bon, ni parler trop sagement;

 

Si tu rêves, - sans faire des rêves ton pilastre;
Si tu penses, - sans faire de penser toute leçon;
Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre,
Et traiter ces trompeurs de la même façon;
Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
Tordues par les coquins pour mieux duper les sots,
Ou voir tout ce qui fut ton but brisé en miettes,
Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux;

Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes
Et le risquer à pile ou face, - en un seul coup -
Et perdre - et repartir comme à tes débuts mêmes,
Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout;
Si tu forces ton coeur, tes nerfs, et ton jarret
A servir à tes fins malgré leur abandon,
Et que tu tiennes bon quand tout vient à l'arrêt,
Hormis la Volonté qui ordonne :  Tiens bon !

Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre,
Ou frayes avec les rois sans te croire un héros;
Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre;
Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop;
Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
De soixante secondes de chemins accomplis,
A toi sera la Terre et son bien délectable,
Et, - bien mieux - tu seras un Homme, mon fils.

R. Kipling.

 

...

 

 

       

" Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on n'est pas trop exigeant.Moi, je veux tout, tout de suite, -- et que ce soit entier -- ou alors je refuse !  je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage.Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite -- ou mourir."

 

   AntigOne


Jeudi 31 août 2006 4 31 08 2006 15:07

 

 

Le silence comble à ravir les vastes espaces offerts par ma pensée, laissés vierges de toutes traces.

La réflexion peut mener au silence quand bien même elle pourrait mener à une explosion de mots qui s'aligneraient de manière ininterrompue.

(Le désir de ne plus trouver de justification à tout ce que nous faisons ici-bas)

...

Dire, écrire...gratter la feuille blanche, effleurer les touches du clavier...

Je ne sais plus écrire :  je ne sais pas si cela s'apprend, si cela se désire ou se choisit. Peut être que l'écriture fonctionne comme toute autre pulsion: une envie subite de transcrire quelques mots pour ne pas les laisser périr sans identité, mourir dans l'anonymat. Jedois me situer quelque part sur ce chemin là..Je n'ai jamais eu vraiment conscience que j'inscrivais peu à peu une douce confidence, par certains côtés salvatrice. 

.....

(long silence)

....

Je ne sais pas encore ce qu'il me reste de ces pages noircies, fondamentalement, je n'ai jamais envisagé cette écriture comme un moyen de soulager quelque maux ou de prendre conscience de telle ou telle chose. A un moment donné, il se peut que la création dépasse son propre créateur. L'écrit fortuit sèmant derrière lui une lueur claire qui s'apparente parfois à la naissance d'une réflexion encore inconnue.

( Je ne pensais pas un jour me positionner comme maître de mon existence, il paraît qu'être adulte, c'est un peu cela. Je n'ai jamais voulu être adulte. c'est un autre problème... )

Dans la nuit noire, la tête tournée vers les étoiles: voilà le moment qui m'a toujours permis de prendre conscience de mon existence, de ce que j'en faisais, de ce qui me rendait triste ou songeuse, rêveuse ou amusée...Il y a des étoiles plus brillantes que les autres, je le savais bien avant ce jour, arrogance de cette poussière irisée trop grâcieuse pour être humaine, trop lointaine pour semer en moi un peu de cette astrale magie...

( La question est finalement assez simple, presque inutile... )

En ai-je pris toute la mesure?

....

 

( je ne répondrai jamais je crois )

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Jeudi 17 août 2006 4 17 08 2006 19:33

 

 

 

 

"On fait quelques pas hors de l'enfance, puis très vite on s'arrête. On est comme un poisson sur le sable. On est comme celui qui piétine dans sa mort, un adulte. On attend. On attend jusqu'à ce que l'attente se délivre d'elle même, jusqu'à l'équivalence d'attendre, de dormir ou mourir. L'amour commence là - dans les fonds du désert. Il est invisible dans ses débuts, indiscernable dans son visage. D'abord on ne voit rien. On voit qu'il avance, c'est tout. Il avance vers lui-même, vers son propre couronnement".


C. Bobin. Une petite robe de fête.

 

 

 

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Samedi 12 août 2006 6 12 08 2006 17:16

Depuis si longtemps que je t'attendais en silence....

 

Le chemin des ans laisse parfois dans son sillage des pluies de sentiments amers. Si proches de nous, les éclats de verre se dispercent souvent à la faveur d'une aurore exquise. Un jour, sur la route de mon coeur, s'est arrêté le temps, détenant en lui tant de raisons de croire, le sablier préférait rester ainsi figé, comme endormi, inconsistant. Pourtant, le temps s'est écoulé, fait de découvertes et de richesses, de rires et de projets.

Mon ange, cet écrit te revient...fière que je suis de t'avoir à mes côtés, près de mon âme...Tu m'as écrit une fois, il n'y a pas si longtemps (sourire) que ce serait toujours à toi de me remercier...Je reprendrais juste tes mots qui s'envolaient près de moi et qui célébraient la beauté d'un miracle...Forrest Gump m'a appris que le miracle existait....toi, tu m'as permis de le toucher...

Merci aux heures qui me permettent de croire que le plus beau reste à venir...à voir...à vivre auprès de toi par-delà les difficultés. Aimer n'est pas simple, inné ou logique....Mais quelqu'un disait "qu'aimer est la moitié de croire", je crois que c'est juste....

 

Un ange

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